mardi 15 juin 2010

Match Aller

Nan, ce n'est du sport, comme vous pourriez le croire aisément, mais un livre
(pas facile du tout du tout de faire une photo avec ce fond blanc!)


Livre lu et recommandé par Archi-pépé qui a toujours été d'excellent conseil; nous partageons le même goût de la lecture.
Au départ, j'étais quand même 'achement réticente, parce qu'un roman qui cause de meurtres ET de rugby, c'est tout ce que je n'aime pas!
Plus précisément, je redoute énormément la violence qui s'exhale des polars modernes; lire avec un casque un bouclier, se sentir obligé le soir de vérifier qu'il n'y aurait pas de monstre sanguinaire caché sous le sommier, et faire des cauchemars ensuite, ce n'est pas de mon goût du tout!
Quant au rugby, ça fait un peu trente ans que j'en soupe (vouaï, 30 ans!) et j'en ai vu et entendu suffisamment pour trouver un agrément ailleurs que dans le commerce de ce sport.
Mais bon, pas d'à priori,  je l'ai commencé.
Et fini
Et ça m' a plu (ouf, hein!)

L'histoire pourrait se résumer en quelques lignes; après la découverte d'un cadavre rangé (!) dans un sac de sport, au sortir du premier match du championnat, les enquêteurs spécialisés Fénimore Garamande et Casilde Binasse vont devoir retrouver le coupable; bien sur, ils vont avoir des tas de meurtres qui vont jalonner leur enquête, alors qu'ils ont l'impression de pédaler dans la semoule  (c'est très moderne, le principe des cadavres qui pleuvent; autrefois on avait UN seul mort, voire deux! et ça occupait tout un roman; maintenant, ça ne fait pas plus de 30 pages, alors pour tenir la distance, forcément, il y a du gonflement d'effectifs!)
La "semoule" en question se trouve être le milieu très fermé du rugby de haut niveau;
Mais ce que j'ai aimé, c'est que l'auteur a créé un monde imaginaire, qui ressemble au notre .Il s'est même amusé à dessiner une carte de sa République en début; toute une géographie nouvelle, avec régions, paysages, devises, chants, racines de ce peuple, guerres et histoires, et le Rugby comme dénominateur commun.
 L'ensemble est très cohérent, vivant.
Évidemment, vous qui êtes plus fut' que moi, vous saurez peut-être reconnaitre au bout de dix pages de quelles équipes il s'est inspirées pour décrire son rugby, vous verrez tout de suite les allusions politiques que je n'ai pas su trouver -ça ne m'intéresse tout bonnement pas- mais c'est cet "ailleurs" intemporel, que j'ai aimé.

Ses personnages ont presque tous des noms croquignolets, Gabar de Galfatasse en tête(voilà un nom qui sonne l'aventure, non?)
Il me faut encore parler des personnages, mes deux inspecteurs, en plus de se colleter avec une enquête assez confuse, dont le fil conducteur est la mythologie grecque, rien que ça!, doivent composer avec leurs sentiments et leurs (trop) proches.
Mention spéciale, pour Madame la Procureure, qui part sur une note assez caricaturale d'executive woman, et dont on entr'aperçoit au fil des pages, la vie quotidienne -tiens un mari, tiens deux fille- qui lui donnent chaleur humaine et vraisemblance.
Et pour finir un petit mot du style, assez varié, agréable à lire, malgré quelques emportements grandiloquents semés ici ou là.
Les petits discours du coach, avant match sont au nombre des pièces de bravoure, assez réalistes (pour ce que j'en sais!)
Bref j'ai aimé, j'ai trouvé que le récit gardait son intensité jusqu'au bout, que les personnages n'étaient pas lâchés au profit du déroulement de l'intrigue, et non je ne vous raconterai pas la fin!

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