lundi 18 avril 2011

La Promenade du Dimanche....

L'incontournable promenade, après un non moins classique déjeuner restaurant et avec belle-maman, qu'il faut bien aérer de temps en temps!
Il faut croire que beaucoup d'autres gens avaient eu exactement la même idée que nous, car les alentours étaient garnis de babies et de mammies dûment encadrés de bataillons d'APN brandis par les pères, tandis que les mères porte-charges s'agaçaient du temps trop chaud,  des enfants trop agités, des jouets trop encombrants....
Nous n'avions pas de joli bébé sous la main, mais en revanche un joli petit toutou très affairé....
Regardez comme ils sont mignons tous les deux! (notez que vous avez l'immense privilège d'apercevoir l'homme en entier, et vous êtes priés de vous exclamer et féliciter ce méritoire effort vestimentaire) (oui l'homme s'habille identiquement toute la semaine dimanche compris, le concept de mode vestimentaire  lui est totalement étranger)














Le petit tour nous a mené à la Batterie du Cap Nègre, pavé militaire du plus pur style NapoIII, soigneusement retapé et arrangé par la mairie et d'accès libre, ce qui est assez rare pour être signalé.














Et à l'intérieur de celui-ci, une charmante petite exposition de faïences du 18ème au 21ème siècle.
Peu de pièces (peu de place!) mais très représentatives du style et des différentes faïenceries provençales, Moustiers, Varages, Marseille, Salerne, Apt et Vallauris .













Ce très joli plat au décor intemporel date tout de même de 1780. Il s'agit de faïence stannifère de petit feu, et il provient de Varages.













Le reste de la collection -délicieuse, on en ferait bien son quotidien!- avec derrière, une assiette au décor chinois, très dans le goût de l'époque.
Ensuite:
Voilà le célèbre Moustiers! Sur la photo, le décor parait franchement vert, en réalité il tirait beaucoup plus vers le bleu. Daté de 1750, il est étiqueté comme "faïence stannifère de grand feu" (ce qui vous éclaire grandement!)














Il s'agit d'un  très grand plat de chasse en Moustiers à décor bleu,d'une chasse à l'autruche (une autruche!) daté de 1700 et fabriqué en faïence stannifère de grand feu.
A côté se trouvait un modeste pot beaucoup plus récent, mais que j'ai trouvé amusant par son intitulé. Et puis, il avait l'air si utile et utilisé!

















Eh oui, le bon vieux pot à graisse, de cuisine, datant de 1900.















Voilà ici une écuelle à bouillon et présentoir en terres mêlées émaillées datant de 1770 et provenant  d'Apt. Cette faïence au décor de style flammé est très originale.

Pour terminer ce petit tour d'horizon plusieurs faïenciers modernes exposaient de très jolies pièces:














Celle-ci n'est pas la plus recherchée, mais ces petites bébêtes ont l'air si naturelles, presque vivantes! Elles m'ont fait penser aux bestioles de MTSA
D'autres insectes:













Les obligatoires cigales estivales, celles-ci proviennent de la faïencerie d'Aubagne et sont signées de Louis Sicard, tête à tête jaune avec cigale, daté de 1940.
J'hésite encore entre la kitschouillerie à mort et la pièce d'artiste (quoique l'un n'interdirait pas l'autre?)













                                                                                
(étiquetée Bleu d'argile,Vallauris, Fabienne Tassai, terre blanche émaillée)
Une soupière-pivoine, réédition. J'aime énormément la faïence blanche et j'ai une passion -contrariée!- pour les soupières, qui ont  été souvent la pièce défouloir des fabricants de vaisselle , car il faut bien reconnaitre que la fantaisie en matière d'assiette, est assez limitée. Alors que la soupière, pièce unique, imposante, concentre les décors, libère les imaginations....
(Mais où ranger une telle collection d'encombrants? Donc, ma collection de soupières est virtuelle....)
Et pour terminer ce petit tour, un joli vase

















étiquette:La Belle Epoque, Varages, Willima Offtner,pot pourri avec roses et tresses, faïence stannifère

Et pour ceu-zé-celles qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout,j'ai résolu le mystère de la faïence "stannifère" de petit feu et grand feu -merci au petit carnet-qui-ne-me-quitte-jamais grâce auquel j'ai pris ces quelques notes au vol:
Stannifère: biscuit recouvert d'une glaçure à l'étain
Grand feu: décor posé en même temps que l'émail et cuit à 900/950°
Petit feu: décor posé sur émail déjà vitrifié, cuit à 650/700°

Vous voilà certes plus savant!

3 commentaires:

  1. C'est quand même magique de pouvoir faire sa balade dominicale au Cap Nègre !

    RépondreSupprimer
  2. J'ai eu le courage de lire jusqu'au bout (je cite) et c'est drôlement sympa ce billet et des petites expos au cap Nègre, pour voir d'aussi jolies choses, j'en veux bien tous les dimanches...
    J'adore les soupières, j'en possède...... quelques unes.
    A bientôt

    RépondreSupprimer
  3. @Blogueuse égarée: Bienvenue à toi! En effet je n'y avais jamais pensé!

    @Martine: Bienvenue à toi aussi!
    Merci pour le compliment!

    RépondreSupprimer

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.