mercredi 7 décembre 2011

Drôle de samedi

C'est une histoire toute bête, que dis-je, à peine une anecdote, un détail!

Tonton de Mari, plus très bon oeil, et encore moins bon pied, mais bel âge (91 ans) samedi midi glisse dans la salle de bain.....
Et se fait très mal, bien sûr.
Et a bien du mal à se relever , aussi.
Appel affolé de sa femme, à MariChéri, qui -on s'en doutait- est au rugby, mais s'empresse de révolutionner et déranger tout ce que la famille compte de membres proches et lointains...
Ce sera donc Belle-Mère et moi, qui irons voir sur place, et verrons ce qu'il convient de faire.


Le pôvre de Tonton est debout tout tremblotant, mais avec une magnifique coupure sous la pommette, genre coup de sabre....plus quelques autres coupures plus petites, l'épaule en capilotade et les côtes qui font mal...
Mais tout va bien...
Direction les urgences, allez hop hop, on ne discute plus!

Une fois sur place c'est encore moi qui me charge des paperasses, vite remplies, pendant que Tonton, toujuors flanqué de sa soeur (Ma BM) attend sagement.
"Beaucoup d'attente"  me confie gentiment la personne de l'accueil.....
Il est 13h30......
A 14h20,, je les  laisse là, j'ai honte, mais je me sauve.
De toute façon BM est on ne peut plus rassurée -ici on est en sécurité (?) il ne peut rien nous arriver, et s'il arrive quelque chose, les secours sont sur place.
 A 16H, arrive MariChéri qui le match fini, s'est précipité aux urgences, sans prendre la peine de déjeuner (il n'a pas déjeuné non plus à midi; ni ce matin)
A 17H, rien de nouveau, on attend.....
A 18 heures, ça y est c'est leur tour; à la vue de l'étendue des dégâts, l'interne décide que c'est au chirurgien de voir ça, car il faut recoudre (ben voyons)
Et on attend, et on attend.

Ensuite il faudra une radio. Puis un scanner. Puis une prise de sang.
Entre chaque opération, un délai d'attente auprès duquel les exercices  de méditation bouddhique semblent  un aimable amusement.....
Il est déjà 21 heures, et rien n'est encore joué....Il est évoqué de le garder en observation pendant 24 heures..., mais ça n'est pas  sûr.
A 22heures, je téléphone "alors, vous en êtes où?"
Le tonton est recousu, on a fait la radio, et le scanner et on attend les résultats.... Est ce que BM veut rentrer? NOn surtout pas, elle reste à poste (elle!).
A Minuit, de guerre lasse, je vais me coucher; la femme de tonton qui n'a cessé de m'appeler toutes les demi-heures soit pour me demander des nouvelles, soit pour me les donner, a dû aller aussi se coucher.....




Ils finiront tout de même par sortir de ce satané hôpital.
........................................................................A DEUX heures du matin!

Sans avoir mangé ni bu, n'est ce pas.


La question n'est pas de critiquer le fonctionnement des urgences, dont on sait bien qu'ils ne chôment pas, mais de savoir quel sens donner au mot "urgence". Dans ce cas précis, l'acte chirurgical était nécessaire, d'accord.
Mais pour le reste, y avait-il réellement "urgence"?
Et quant à faire attendre plus de douze heures de personnes âgées ainsi, ce n'est pas je pense la meilleur façon de les soigner.

Filo

2 commentaires:

  1. C'est je crois un point important à revoir: les urgences!!! J'y ai passé 8 heures avant qu'on décide de me garder 3 jours pour préparer un examen. Prépa que je pouvais faire seule, chez moi comme une grande!

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  2. @MmayS: je crois, hélas, que nous avons tous au moins une histoire de ce genre en mémoire...
    Mais souvent on a l'impression que lorsqu'on rentre à l'hôpital, on doit laisser son cerveau à l'entrée; on ne doit plus penser, réfléchir, demander,émettre un avis(!) on est juste prié de se laisser faire et de se taire....

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