lundi 12 mars 2012

Renseignement n'est pas roman

Je parle rarement des livres que je lis, c'est peut-être un tort, mais je considère qu'il y a déjà pas mal de blogs littéraires.
Et puis, il  y faut le temps pour écrire ces notices, et le faire bien.
Donc, pour le dire honnêtement.... je flemme!

Mais de temps en temps je cède à la facilité et je parle ici d'un roman qui m'a vraiment plus, ou alors, comme aujourd'hui, que j'ai bien détesté!

















4ème de couverture:
En 1829, dans le Comtat Venaissin, bien peu s'aventurent jusqu'au mas de la Buissonne. Moins par superstition que pour éviter le maître des lieux, Augustin Vidal, un républicain farouche dont la fortune n'a pas tempéré l'humeur. Car Vidal est riche. Riche de la garance, cette racine qui fournit aux teinturiers d'Avignon un rouge sans égal. Sa passion pour cette plante est d'ailleurs la seule chose que l'homme a su transmettre à Camille, sa petite-fille. Ignorant tout de sa mère et du secret de sa naissance, cette belle et fière jeune fille sait ce qu'elle veut : cultiver la garance et épouser l'homme de son choix...  

Grosse déception donc.
L'intrigue, qui pourrait être intéressante, retombe vite à plat. Les personnages sont juste esquissés, et n'ont guère de profondeur ni de "vivant", ce qui les rends quelquefois transparents.
Il y a des invraisemblances totalement improbables (notamment un assassinat qui débarrasse l'auteur d'un témoin gênant, juste au moment où il a commencé à entrer en scène).
Et des évènements réels qui sont bien mal racontés, par exemple l'épisode de la grande épidémie de choléra qui frappa la Provence à cette époque là (bon, il se trouve que je venais par hasard de relire "Le Hussard sur le Toit" alors la comparaison est d'autant plus redoutable;)

J'ai trouvé la lecture ennuyeuse, ce qui est tout de même fâcheux pour un roman!
L'auteur donne des explications sur le monde provençal, certains us et coutumes sans arriver à rendre vivant et prenant son sujet; on ne s'y plonge pas vraiment, ses paragraphes ont l'air "parachutés" au milieu de l'intrigue.
On a l'impression de rester en dehors de l'action.
Même ses descriptions de la garance, de son mode opératoire, de la vie qui est construite autour ne parviennent pas à faire vibrer.(Et pourtant, la garance, quoi!  C'était un mot magique, à l'époque!)
Oon se rend compte qu'il y a eu un travail de recherches et de renseignements, bien réels. Mais voilà, ça ne suffit pas à créer un roman!
Dommage, car l'intrigue de départ est bonne, les premières pages qui dessinent l'atmosphère qui règne au mas mas sonnent juste.
De même que toute la partie qui relate le soulèvement généré par la révolution, sent sa documentation précise; mais voilà le mélange avec les personnages du roman ne se fait pas, ou mal, et le tout semble bien trop romancé pour être vraisemblable.

Bref, pour moi, c'est le type même de roman "raté" . Peut-être suis-je trop exigeante?


Filo

2 commentaires:

  1. Pourquoi trop exigeante ? Tu as tes critères et tu as bien raison.
    Pour ma part, je n'achète plus de livre qui reçoit une apothéose de la blogosphère. En général je suis déçue.

    RépondreSupprimer
  2. @Alphonsine: Oui c'est vrai, de même que les trop fameux prix littéraires.
    Tiens, c'est une idée, ça: comment choisit-on ses livres?

    RépondreSupprimer

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.