mardi 23 octobre 2012

musée basque

Que faire à Bayonne, en semaine, quand toute la petite famille part au travail et à l'école, pardon à l'Ikastola!
(Mamzelle l'Héritière va à l'école basque)
Eh bien, on visite le musée basque, fort pratiquement situé dans la rue adjacente de l'appartement.

(J'adore! Je peux y aller quasi les mains dans les poches,pas besoin de prendre la voiture pour rentrer. Oui oui, riez, j'ai toujours habité dans les campagnes, alors je ne vois que le bon côté de la chose. Peut-être que si c'était mon habitat officiel  à long terme, je penserais différemment, pas de jardin , que des voisins et le bruit le bruit le bruit)

Le musée basque est installé dans une ancienne maison de négociant/armateur, qui a servi également de couvent pensant quelques siècles.
Remarquablement restauré (ou entretenu?), belle demeure à 3 étages cossue, aux charpentes et planchers magnifiques que je me suis empressée d'admirer.

(je suis en période "je veux du parquet chez moi", en Provence, on marche surtout sur le carrelage)
(et comme il est question de refaire le sol de notre chambre, j'entreprends un siège serré auprès de l'Homme)

Oui ça en jette tout de même!

A l'intérieur, 3 étages dévolus au patrimoine basque, depuis la vie quotidienne dans les campagnes du 19ème siècle, jusqu'aux jeux de pelote, en passant par le passé armateur -saviez-vous que Bayonne fut une ville de chantiers navals?- et militaire, sans oublier les Napo, le grand et le petit flanqué de son Eugénie d'impératrice en grand tralala à dentelles et perles....
Je n'ai pas tout pris en photo; mais j'ai fort apprécié que les photos soient autorisées -sans flash!-
(j'ai dit, et je répète, et j'explique le plus possible autour de moi, que les flash sont une catastrophe pour les tissus qu'ils brûlent irrémédiablement -vous avez surement remarqué que les rideaux laissés au soleil perdent leurs couleurs? Même cause, mêmes effets!)




Énormément de meubles absolument magnifiques: 
ma belle-fille basque m'a expliqué que ces meubles se trouvaient encore très souvent dans les vieilles maisons. Montés sur place, ils ne bougent pas, ce sont presque des "immeubles". Ils font partie du décor, voire du patrimoine, au point que les jeunes ne peuvent plus les voir, ces vieux coffres et ces vieux buffets, et avouent préférer le suédois!( arrrgh!)




Ca me surprend, et j'essaie de lui expliquer quelle chance elle a de pouvoir connaitre tout son patrimoine; ici en Provence, il y a beau temps que tous les vieux meubles ont disparu des mas et des bastides au profit d'antiquaires, pour de riches clients américains ou  d'ailleurs!


Celle-ci et une armoire en noyer massif, vraiment magnifique; elle fut la propriété d'un armateur;  un peu triste pour une si belle pièce de finir en musée, non? (quoiqu'en même temps cela permet de la faire admirer au plus grand nombre, certes! Mais une belle lingère sans piles de draps, sans trousseau, perd un peu de son âme, il me semble...)

Je n'ai pas pensé à immortaliser Eugénie en portrait de cour en pied, avec tout l'équipement de dentelles et perles -elle était pourtant bien mignonne!- mais je n'ai pas résisté au plaisir de photographier ce sommet du kitsch Napo3, à base de carton perforé, rebrodé, et perlé, et gaufré à l'or...bien abîmé, malheureusement, car les broderies sont rongées par endroit, le fil n' a pas tenu.

Je n'ai pas pensé non plus à photographier les maquettes de navires, les bustes en majesté des différents amiraux et commandants qui ont mérité de la ville à un titre ou un autre, ni non plus l'immmmmmmmense toile représentant la ville avec tous les détails des rues et des maisons datant du début 18ème siècle.
En revanche, mon oeil s'est arrêté sur ces 2 toiles d'un peintre français Jean Baudet (1914-1989) "Cargos sur l'Adour" et "Le chantier naval à Pasajes" (photo pitoyable, on reconnait mon style ... inimitable!)
(je crois que je suis en manque de visite de galeries de peinture....!)

Le dernier étage est consacré à l'occupation basque par excellence: la danse et le jeu.














(Danseurs basques, Rodolphe Caillaux  1904-1989)



Toile très moderne, que j'ai aimée -je crois que je suis en manque de visite de galeries de peinture bis-















Danse nationale, le fandango à Saint jean de Luz, Perico de Ribeira (1867-1949) Présenté au salon de 1900, ce tableau est la version originale d'une composition plusieurs fois reprise par Ribeira et à chaque fois actualisée en fonction de l'évolution des modes vestimentaires

Dommage que le cliché ne rende pas bien la gaité qui jaillit de ces toiles; j'ai préféré la première, j'ai plus aimé les expressions des personnages -oh j'ai bien pris le temps de détailler!-
Comme toujours, c'est à voir en vrai pour en apprécier le rendu...
Là quand même , je ne pouvais pas le passer sous silence! (bah ne me dites pas que vous n'aviez pas reconnu le célèbre maillot du club de la ville, l'Aviron Bayonnais) et , honte à moi, j'ai oublié de noter le nom du peintre!

Il me restait encore à admirer tout le mur consacré à la pelote (la pélote, comme l'appelle l'Héritière) mais l'APN a lâché, zut!

Au final, c'est 3 heures que j'ai passées dans ce musée, c'est l'avantage de visiter solo, on fait à sa propre fantaisie, et à son rythme
J'ai aussi regretté de ne pas  trouver plus de tissus (quid de l'indiennage en pays basque?) mais ma belle-fille  m'a expliqué qu'il existe un musée consacré au tissage de la toile basque; malheureusement pas à Bayonne même.
Bon, ce sera pour une autre fois!





2 commentaires:

  1. En lisant ta balade, j'entendais dans ma tête Tino Rossi "O Fandando du Pays basque-euh... "

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  2. Où es-tu, que fais-tu ? Tu me manques, tes articles me manquent, tes photos me manquent...

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