jeudi 17 janvier 2013

Pressentiment

Je ne téléphone pour ainsi dire jamais à mes enfants, pour leur demander des nouvelles de leur quotidien.
C'est l'homme qui s'en charge très régulièrement, et avec beaucoup d'assiduité (parfois trop d'ailleurs).
Avec comme résumé à mon intention, le lapidaire "ben voilà" dont j'avais déjà parlé ici.

Oh, il arrive aussi que mes enfants m'appellent à leur tour, non pour me raconter leur vie, mais pour des demandes fort précises:
-un point de grammaire assez spécial, "allomaman comment ça s'accorde intéressé?" (fils Aîné qui s'escrime entre français, anglais et flamand)
-un détail pour une recette de cuisine "allomaman, un vrai gratin dauphinois, je mets combien de crème fraiche? (fils n°4 aux prises avec un gros sac de pommes de terre)
- une précision technique "allomaman, tu n'aurais pas reçu un relevé de banque?"( fils n°2 bataillant avec un banquier particulièrement retors)
-un secours d'urgence "allomaman, bébé a des boutons sur le bras, qu'est ce qu'on fait?"( n°1 ou n°2 à la sortie du bain de l'Héritière ou de la Princesse )

(Maman c'est mieux que l'encyclopédie, mieux même qu'Internet!  yaka appeler, et hop on a  tout de suite  la bonne réponse et toutes les précisions, avec en prime, le petit mot qui réconforte et celui qui fait sourire....Pourquoi chercher plus loin?)
(Et je suis totalement ravie de pouvoir être utile, d'être la première personne sur qui ils savent compter pour à peu près tout -excepté peut-être ce qui a trait à la mécanique!-)


Alors pourquoi ce dimanche soir, me suis-je mis en tête de téléphoner à mes enfants, pour leur demander de leurs nouvelles?
Et pourquoi surtout, ai-je commencé -sans réfléchir!- par  n°2, que j'avais quitté à peine 5 jours plus tôt?
Je me suis moi-même posé la question, pendant que mes doigts composaient son numéro sur le clavier.
Bien entendu, il n'a répondu, et n'en ai rien auguré d'anormal....

Sauf que...
Le lendemain matin, c'est lui-même qui m'a appelé, pour me dire qu'il venait d'être opéré d'une crise d'appendicite....et qu'il était aux urgences depuis la veille au soir, à peu près au moment où j'ai tenté de le joindre.....

Pressentiment? Ou hasard?

Filo




3 commentaires:

  1. Tu pourras te moquer, mais je crois à ces moments un peu magique qui font qu'on sait que l'un des nôtres est en difficulté!
    Il va mieux?

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  2. C'est bien certainement un sixième sens. On n'est pas mère pour rien !

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  3. ça me fait souvent le coup, y compris pour des amies !

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