vendredi 15 février 2013

Aiguille en Fête

Chaque année, depuis sa création je participe au salon de l'Aiguille En Fête (l'AEF pour les intimes)

Et chaque année, c'est avec excitation que je prends mes billets de train et que j'attends la date fatidique de cette manifestation, pour "nous les amoureuses du fil" .
Chaque année, je "cagnotte", afin de pouvoir récolter des trésors, ramener des nouveaux fils, des tissus extraordinaires, des dessins  et des modèles absolument originaux, bref, pour moi, l'AEF c'est vraiment LA FETE.
Ce sont quatre jours bouillonnants, -et glacés en même temps, figurez-vous qu'il fait froid à Paris en février!- où on vit dans une ruche bourdonnante, ou la tension et le stress sont palpables.
Mais aussi l'endroit rêvé pour faire des rencontres formidables, intéressantes, passionnantes, rigolotes, où l'on découvre des univers magiques, des artistes qui partagent la même passion pour les travaux d'aiguilles, mais qui savent l'exprimer de façon si diverse, qu'elles n'ont pas grand chose en commun.
 C'est aussi les amis, les copines de stand et de galère, (oui j'insiste, c'est une prodigieuse galère de décharger les voitures/camions sur des pavés glacés et glissants.....)ceux qu'on croise dans le même hôtel, ceux avec qui on sympathise  et on bavarde, les dépannages de bouilloire ou de café  (froid, il fait froid, vous dis-je!)
Et je n'aurais garde d'oublier les  expositions inédites de vieux ouvrages sortis tout droit des réserves de musée, ou des collections confidentielles de toute beauté, des témoignages d'autres siècles  où la couture faisait figure de sujet obligatoire, souvent à dimension de corvée, plutôt que le plaisir qu'on y trouve maintenant.
Rajoutez-y aussi pour faire bonne mesure, pendant quatre jours: les commodités malcommodes, la foule qui compresse, ou au contraire, l'absence des clubs dont les bus ont dû déclarer forfait au vu de la météo, les incidents d'intendance (pas de chauffage ce matin!!!)

Je connais des personnes qui n'ont pas l'envie de se frotter à cette foule, qui reviennent déçues, et préfèrent fréquenter d'autres salons.Je le comprends tout à fait.
Mais pour moi, l'AEF reste toujours un lieu magique et extraordinaire, qui concentre tout ce que j'aime, et ce sont quatre jours éprouvants, certes, mais tellement riches et passionnants, qu'il ne me parait pas envisageable de ne pas en être.....

Et pourtant,cette année, c'est la mort dans l'âme que j'ai vu s'ouvrir l'AEF sans moi.......
Bon il y a plus grave dans la vie, certes, et j'en suis consciente. Mais tout de même, j'avoue que j'ai réellement le coeur gros.
(essentiellement pour cette raison-là...)
Mais je m'en remettrais, hein!!!!!!!

Alors si vous y allez, ayez une petite pensée pour moi!

Filo





4 commentaires:

  1. Bon courage, je comprends ta détresse de rester loin du salon.

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    1. Merci! Bon, tant pis, disons que le côté positif de la chose sont les économies faramineuses et substantielles que j'ai réalisées!;)

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  2. Réponses
    1. Merci! Et bienvenue par ici, je suis très heureuse de te retrouver!

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