mardi 12 février 2013

Heureusement que tu es là

Il ne vous aura surement pas échappé que je ne suis guère assidue, ici sur le blog, occupée que je suis à visiter mon père, perché là-haut dans ses montagnes -et sous la neige, maintenant-.

Chaque aller-retour me  demande une journée entière, le temps de monter (2heures), d'aller manger avec lui au restaurant, de l'amener chez lui (30 km de plus sur des petites routes sans visibilité, chic), retour à la maison de convalescence, et repartir, soit encore 2heures sur une autoroute embouteillée par les sportifs qui redescendent des stations de ski (chouette!)

Inutile de dire que je rentre chez moi, un peu fatiguée.
Mais je le fais volontiers; en réalité, je prends un certain plaisir à faire la route toute seule.

Ce qui m'enerve en revanche ce sont ces phrases que j'entends trop souvent "heureusement que tu es là, que tu peux le faire, sinon, comment ferait-il?"
"finalement, tu es la seule à t'occuper de ton père"...
Oui, il est vrai que je suis la seule pour le moment à pouvoir me libérer aisément. Cela veut-il pour autant dire que le reste de la famille le néglige?

Mon frère et ma sœur font comme ils peuvent, comme ils jugent bon (savez-vous qu'il existe des appareils assez magiques, qui permettent de se parler à distance -extraordinaire, non?- à défaut de pouvoir se déplacer en personne?)(je parle d'un bête téléphone, oui oui)

Je n'ai pas envie de me lancer dans de mesquines comparaisons, dans des calculs savants d'équitabilité (?)  ni même de me mettre en avant, parce que je peux être présente, là maintenant à chaque fois que nécessaire......
J'estime que la situation est déjà assez difficile à vivre pour nous tous, et ces petites réflexions m'agacent au plus haut point.


Filo


4 commentaires:

  1. Pour d'autres motifs (étudiants habitant loin de la maison), je (re)découvre les joies de rouler seule, sans cris et sans personne qui intervienne dans mes pensées. Sauf la fois où j'étais bien malade, j'apprécie ces moments bénis.
    Bon rétablissement à ton père !

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    1. Ah oui tout comme toi, et pour les mêmes raisons, je suppose, j'apprécie les heures de conduite en solo;)

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  2. "Heureusement que tu es là", ça peut être bien horripilant, en effet. Pourquoi certains trouvent toujours le temps, l'énergie, le devoir aussi d'être présents et d'autres jamais...Le sens du devoir ?

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    1. Je dirais plutôt l'affection que je porte à mon père. Mais surtout, je ne veux pas tomber dans le travers qui consisterait à mesurer -précisément!- tout ce que je fais pour lui, et à m'en glorifier, ou faire des remarques désagréables à mes frère et sœur, sous prétexte, que Moi, j’ai fait, et Eux, rien

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