vendredi 7 juin 2013

Encore du végétal

Voilà que je me mets à parler comme un jardinier, qui ne parle pas d'arbres/plantes/fleurs, mais de "végétaux".
Au moins ça englobe tout ce qui pousse, pas de risque de se tromper.

Aujourd'hui quelques photos d'un olivier dans mon jardin, vous me direz, dans ce pays-ci, l'olivier c'est un arbre ordinaire.
Oui tout à fait!
Celui-ci  je l'aime mais il m'encombre!
Quand on s'est installé dans ce coin, la colline avait brûlé quelques années auparavant. Tous les beaux arbres, (il parait qu'il y avait une magnifique pinède) ont brûlé, y compris les oliviers qui étaient plantés un peu partout .
Comme ce sont des arbres coriaces, ils sont repartis des racines, et ont poussé en buissons broussailleux.
Ca gonfle ça gonfle, comme la brioche au soleil!
En général vient s'y coller à grande vitesse une liane épouvantable, la salsepareille, qui est la pire cochonnerie de broussaille que j'aie jamais croisée, piquante, tranchante, redoutable;  rajoutez-y quelques herbes folles qui se trouvant un peu d'ombre et un peu d'humidité, s'avisent de s'installer aussi, et en quelques années, vous voilà avec une garrigue impénétrable, où seuls les sangliers arrivent à se faire un sentier.

A peine installés, nous avons débroussaillé, arraché la salsepareille, (enfin tenté, car 30 ans après, elle continue à ressortir ça et là dans le jardin,) et avons conservé ce buisson d'olivier pour une raison amusante:  l'homme avait installé là son coin douche, et se servait du buisson comme d'un paravent.
(Oui le Chéri adorait se laver dehors dès le printemps,  quand il était jeune. )

Au fil des aménagements et transformations successifs du jardin, il est apparu que le buisson ne servait à rien que "prendre de la place" (il y a dans cette famille, des personnes qui sont acharnées à la rentabilité-pas moi-)

Razibus, l'olivier! Une année, on coupe ça repousse, 2 années, on coupe ça repousse encore, 3 années , on coupe, ça repousse toujours, et on pourrait continuer ainsi pendant encore de longues années!
L'homo-jardinus s'est lassé avant l'arbre!
Et l'olivier en broussaille est reparti de plus belle!
Alors on s'en est occupé correctement, taillant, conservant les principaux départs et ôtant toutes les branchettes annexes (désolée j'ai perdu le fil exact du vocabulaire technique, là)jusqu'à en faire un joli petit arbre.
C'était ravissant, petit.
Et puis il a grossi, pris de l'ampleur, beaucoup d'ampleur....
Il faut dire qu'on a continué à l'arroser, non pas sciemment, mais en arrosant les plantations faites juste à côté (rappelez-vous, il faut ren-ta-bi-li-ser!)

En 2011, il était devenu un Arrrrbre imposant, qui penchait au dessus de la piscine, on s'est donc décidés, sur mes instances insistantes à réduire un peu l'ampleur de la voilure du feuillage .
avant-taille



C'est notre fiston-jardinier en chef qui s'y est collé, trop content de nous montrer son savoir-faire et son équipement -je suis un pro, moimadame, j'ai des équipements de sécurité, moi!- pas comme "tonmarimonpère", qui fait n'importe quoi! (petite pique à l'usage de son père à qui il reproche ses tronco pas affutées... vous allez tout savoir des détails de notre vie, didon!)





C'était déjà mieux, mais.... techniquement, ce n'était pas "fini", il aurait fallu reprendre et rééquilibrer, bref, finir de le tailler tout-à-fait.
C'était en avril 2011, il faisait beau et chaud, déjà cette année-là ( je ne vous infligerai pas les preuves, on est allés à la plage ce même jour)

Comme vous vous en doutez, la taille espérée n'a jamais eu lieu, et l'olivier, soulagé de presque la moitié de sa surcharge pondérale végétale, est reparti de plus belle!

Aujourd'hui, même endroit, même arbre:


ne dirait-on pas qu'il n'a jamais subi de coupe?



Quand il pleut (puisqu'il a beaucoup plus ici aussi, oui oui) les branches se penchent jusqu'à la fenêtre, autant dire que ça déborde de partout!
Et plus personne ne parle de le tailler, va-t'il falloir que je remette encore mon grain de sel dans l'affaire? J'ai bien peur que oui!

Et puisqu'il fait beau (enfin) petit tour vers le tilleul (là, à droite sur la photo)....Qui a été taillé très très sévèrement, la même année. (Le jardinier avait fait une crise de "je m'occupe du jardin des parents" sans doute)
L'année dernière pas de fleurs pour le tilleul, traumatisé sans doute par le ratiboisage en règle qu'il avait subi, mais des feuilles immenses.....Bah oui, je les observe, mes arbres, moi!

Cette année, fera -t'il des fleurs? J'espère que oui!
Ah oui, il y a des fleurs, mais.....
ce ne sont pas des fleurs de tilleul, ça non!














C'est du jasmin!

Filo


4 commentaires:

  1. Elle est jolie l'histoire de l'olivier qui ne voulait pas mourir...

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  2. Ooooooooooooh! Du jasmin! Est-il parfumé? Quelle chance tu as d'avoir un si beau et prolifique jardin!!

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    1. Oh oui il est parfumé! Et même, jusqu'à il y a 2 ans, je me lamentais que le jasmin et le tilleul fleurissent en même temps, les deux parfums se contrariaient et s'annulaient. Maintenant que seul le jasmin est en piste, il embaume vraiment, et c'est la première année qu'il fait cette magnifique touffe épaisse et odorante; un vrai bonheur!

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