vendredi 9 août 2013

La série "pépé à l'hôpital"

N'est pas terminée, loin s'en faut!

Nous en étions restés (billet du 25 juin) à la nouvelle fracture, et opération à prévoir rapidement.
Eh bien depuis cette date, il s'est passé beaucoup de choses dont on se serait bien dispensés.

Lorsque ma soeur nous a réexpédié papa , elle avait déjà réussi à caser pour lui des rendez vous médicaux afin de préparer l'opération. Bilan cardiaque, dentaire, plus visite chez le chirurgien, tout ça était calé dans la première semaine de juillet.
J'ignore comment elle s'y est prise, à mon avis elle a du faire le siège de toutes les secrétaires médicales jusqu'à ce qu'on la satisfasse.
Mon père était "recueilli" chez sa soeur, pas (trop) loin de l'hôpital, et moi je me chargeais de l'accompagner à ses rendez-vous médicaux importants.
Sur le papier c'était parfait.
Et au début, ce fut parfait.
Le chirurgien nous a reçu à l'heure,  a consulté longuement les différentes radios, a longuement réfléchi, et a décidé de oui opérer, on change de prothèse, et on rajoute une plaque sur l'os, histoire de faire sandouiche solide, et que le fémur se tienne tranquille. C'est pas un bavard cet homme là, on a eu du mal à avoir quelques explications.
Bon, et dans la foulée, les secrétaires, efficaces, nous ont casé le rendez-vous anesthésiste, et la radio de mesure, hop hop, ça roule.
En une demi-journée, tout était fait, et on avait enfin une date d'opération, le 30 juillet.
Restait plus qu'à faire un bilan cardiaque, et encore un bilan sanguin....
Ca semblait aller à merveille, et déjà on se demandait avec terreur, comment on allait s'y prendre pour garder le pépé tranquille pendant un mois...."Tu vas voir, me disait mon oncle, qu'il va nous demander de le remonter chez lui au moins une fois pendant le mois"!

Ah oui mais ça ne s'est pas déroulé comme prévu, pas du tout du tout!

Au fur et à mesure des bilans sanguins et autres rendez-vous, on s'est rendu compte que l'état de santé de papa s'est beaucoup dégradé. Ce qui , au départ, était une "petite" anémie, s'est transformé en gros souci, qui ne s'arrange pas.
Il a fallu retourner voir l'anesthésiste, qui a modifié son traitement pré-opératoire, compliqué par le gestion des autres problèmes (cardiaque, tension).
Avec cette chaleur, ça n'arrange rien.

Jusqu'à la mi-juillet à peu près, tout sembler se dérouler relativement bien.
Puis, nouvelle surprise:
"Allô, Filo, devine où je suis?" (mon papa est un plaisantin)
-?
-Aux urgences!

Koi!!!!!
Panique à bord.
Plutôt, oui.
L'anti-coagulant qu'on lui administre en vue de l'opération ajouté à la chaleur, a eu comme résultat des saignements de nez violents et continus.
Il restera presque une semaine à l'hôpital. avant que les choses s'arrangent.
Si on peut, dire car vu son état d'anémie, avant qu'il ne récupère complètement, il va falloir du temps.
Certains médecins commencent à ce moment à évoquer l'idée de retarder l'opération, à la grande fureur de mon père -ça commence à bien faire vos histoires, qu'on m'opère et qu'on en finisse!

Comme un malheur n'arrive jamais seul si ça ne suffisait pas, voilà que ma soeur décide de débarquer, elle a un rendez-vous professionnel dans le coin.
S'installe chez ma tante et mon oncle, téléphone à tout le monde -moi la première- et met tout le monde sous pression et en stress, à grands coup de "on est mal on est mal on est mal, savapasavapasavapa, c'est grave c'est grave c'est grave"
Ce qui est le meilleur moyen pour aggraver les choses, ça n'a pas  loupé hop re-saignements de nez et hop re-hopital.
Et elle repart (on souffle)

 A ce moment-là on est déjà fin juillet, il ne reste que quelques jours pour retaper papa avant l'opération. La transfusion est envisagée avant opération (tout au moins, c'est ce qu'on nous dit, mais à la lumière des évènements postérieurs, c'était irréaliste).
On le dope! à l'Erythropoïetine (à vos souhaits) qui est la trop fameuse EPO de sportifs.

Le dernier dimanche avant l'opération, repas de famille, pour être réunis avec le pépé, avant le grand jour; mon frère et sa femme (ma belle-soeur) et leurs trois enfants, plus mon mari et moi, avec deux des enfants et leurs chéris respectifs.
Si contents que nous soyons tous de nous retrouver, et de passer un bon moment, nous ne pouvons nous empêcher de nous inquiéter de la mauvaise mine de papa,bien pâle et  bien silencieux (ce qui n'est pas son genre, d'habitude)

Le lundi, je l'emmène à l'hôpital où il doit être opéré. L'installation nous prend toute la matinée, tout est parfait tout va bien, il est heureux et soulagé, cette fois, c'est la bonne, on va enfin l'opérer, et il va enfin! pouvoir rentrer chez lui!
Je glisse ici un petit mot sur la compétence, l'efficacité et l'écoute qui nous ont été prodiguées à Renée Sabran, ce fut vraiment soulageant de pouvoir discuter et d'avoir affaire à des personnels qui ont le souci de ne pas laisser le patient seul.

L'après-midi, rebilan sanguin , et le verdict tombe:

Opération reportée!







4 commentaires:

  1. Mon dieu! Comment va ton père? est-il toujours à l'hôpital? je te souhaite bon courage!

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    1. Non, il est enfin sorti, toujours en béquilles et là je viens de le ramener chez lui, à sa grande satisfaction.

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  2. Je te souhaite aussi bon courage... Je suis passée par là, ce sont des moments bien difficiles à gérer, parfois.

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    1. Merci à toi! C'est vrai que c'est un peu difficile, mais je crois qu'il ya des situations bien pires, tout de même. Papa a un moral en béton armé (il nous épuise) et il a toute sa tête (de breton têtu);)

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