lundi 12 août 2013

suite ....

Opération reportée!

Cet après-midi là, justement, pour me remettre de mes émotions matinales, ma fille, qui sait combien je redoute les hôpitaux , a décidé de me traîner faire du shopping, pour m'aérer les méninges.
Hélas, le coup de fil de mon père, agacé au plus au point, comme on s'en doute, a plutôt l'effet inverse.
Au point que je finis par rompre et rentrer à la maison à toute allure.

Verdict: vu son dernier bilan sanguin, l'anesthésiste refuse de prendre le risque de l'opération.
C'est le drame, et en outre, tous les plans que nous tentions d'élaborer s'écroulent à grand bruit.
Et maintenant , que faire?

Retourner chez ma tante? Ils sont partis.
Venir chez moi? Il refuse....
Chez mon frère? Il accepterait, mais mon frère qui est en pleins préparatifs de vendanges ne peut pas l'accueillir.
Bref, il veut rentrer chez lui!
Mais les médecins trouvent la chose déraisonnable.

Pour tenter de mieux comprendre, j'ai donc téléphoné à l'infirmière chef du service qui a longuement explqiué les tenants et les aboutissants de l'histoire et suggéré la solution simple et soulageante pour nous de le garder à 'hôpital, dans un autre service, pendant un mois, le temps de le retaper correctement.

On ne parle plus d'opération dans le mois, le chirurgien est parti en vacances, et son plannig futur est complet jusqu'en ..... janvier!

Papa accepte en bougonnant, mais enfin il est d'accord.
Cadre enchanteur, vue sur mer, et balnéothérapie marine tous les matins.. Ya pire comme séjour.
Oui mais lui, il veut rentrer chez lui, il en a marre de ce "nomadisme hospitalier", comme il dit.
(et on le comprend un peu, voilà presque un an qu'il est hord de chez lui ET en mauvais état!)

Aller le voir là où il est installé me prend au bas mot 3 heures de temps, pour une visite d'une demi-heure. Et oui, qui dit août, dit vacanciers, et bouchons sur les routes en pleine chaleur...
rajoutez-y quelques vedettes qui font leur tour de chant en soirée, et me voilà coincée dans un embouteillage gigantesque dont je ne sortirais qu'à la nuit tombée(2 fois coup sur coup, chouette)

10 jours de ce régime, et tout le monde en a marre, papa le premier.
Je ne sais pas ce qu'il a raconté au médecin, mais sa permission de sortie est signée, ouf!
Et il a "une date" pour l'opération: fin novembre.
C'est loin. Mais c'est mieux que rien non?

Forcément, il est de bonne humeur, et prêt à partir tout de suite. Bien avant le samedi, nous organisons tout .
Et le samedi matin dès 9 heures il m'attend de pied ferme "allô, tu n'es pas encore partie? ah, ben je t'attends je suis prêt, moi"
Impatient dites-vous? Un pensionnaire à la fin des classes, piaffant  et pimpant, malgré ses deux béquilles et sa valise de médiaments!

Et depuis samedi me voilà donc bloquée ici dans la montagne, au frais, en compagnie de mon père.
Histoire de n’être pas complètement abandonnée, j'ai embarqué un vieil ordi, qui rame et réfléchit looooooongtemps avant d'afficher une page, mais c'est mieux que rien.
Pour les lavandes, c'est trop tard, et pour les confitures, pas un seul fruit à mettre en bassine, tant le printemps a été pluvieux et froid.
C'est pas que je m'ennuie, hein, mais je crains que les journées finissent pas me paraître longuettes!


Pour le moment, fin de la saga.......


Filo, au vert

















2 commentaires:

  1. De la lecture? de la broderie?... Et plein de courage à vous deux!

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  2. Merci!
    Pour le moment, c'est: cuisine, ménage, cuisine, lessive, cuisine repassage, etc etc...j'ai tout de même emporté un ouvrage à lire, et les bibliothèques d'ici regorgent de bouquins.
    Mais contrairement à ce que tout le monde s'imagine, non ce ne sont pas des vacances!

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