lundi 18 novembre 2013

Lettre à mon banquier

(ah ça se sent que c'est lundi matin!)

Monsieur,
Vous m’envoyez un mail comminatoire  pour me demander de justifier des fonds versés sur mon compte. Rien que ça!
Seule l'excellente éducation reçue chez les  sœurs de Notre-Dame-de-la-Miséricorde m'interdit de vous écrire le fond de ma pensée (occupez vous de vos oignons sous)!
Il fut un temps, Monsieur mon banquier, où l'arrivée d'une telle somme d'argent aurait provoqué l'envoi du courrier beaucoup plus aimable, qui aurait été rédigé dans ces termes, ou à peu-près:
"Chère Mêdême Filo, nous venons d'enregistrer un apport d'argent sur votre compte, croyez que nous en sommes fort honorés blablabla, n'hésitez pas à demander conseil auprès de nos agents qui seront toujours là pour vous aider à faire les bons choix en matière d'investissement  et gnagnagna....."
Au lieu de quoi, vous vous retranchez frileusement derrière un article de loi sur le blanchiment d'argent, pour exiger (!) des informations .
Prendriez-vous donc monsieur mon Mari pour Al Capone? Soupçonneriez-vous que son métier, pénible et invalidant, soit une couverture, et que nous disposions secrètement de fonds occultes et louches?
Laissez moi vous faire remarquer, que les bandits, aussi bien ceux en col blanc que ceux à pétoires, ont pris depuis longtemps leurs disposition pour contourner la loi, eux!


Quant à savoir ce que je vais faire de cet argent, pas de soucis, Monsieur le banquier, et surtout pas besoin de votre aide: je vais le dé-pen-ser!(non mais!)

Je ne vous salue pas, Monsieur-le-Banquier!


Ah, ça fait  du bien!
En réalité, hélas hélas, je vais me contenter de "veuillez trouver ci-joint le document demandé etc etc"...Beaucoup moins drôle, mais plus prudent.

Filo






8 commentaires:

  1. Ne t'inquiète pas, même un courrier de cette trempe, somme toute très poli, ne provoquerait rien chez ton banquier... s'il est comme le mien. Ils sont tellement formatés qu'il ne sont même plus capables de comprendre ce genre de subtilité.

    Mais au-delà du banquier, je me réjouis vraiment que votre situation s'améliore vraiment. Après la lettre au banquier, tu vas pouvoir écrire une lettre étoffée au Père Noël !

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    1. C'est vrai, je me doute qu'il se fout un peu de ce que je lui raconte, du moment qu'il peut remplir ses tableaux statistiques (et ses caisses!)

      Oui notre situation s'améliore, mais je ne pense pas que le père nono en profitera; direct fond d'épargne!

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  2. Vous êtes trop gentille (ou prudente), je te me le vous aurais incendié, ce banquier !! (Alphonsine défense de rire, je ne suis que paix et amour, m'enfin y a des limites ...)
    Pas mal d'articles avaient paru sur le sujet il y quelques semaines, j'en avais mis un de côté "au cas où", que je vous donne si vous avez envie de creuser : http://www.ufc-quechoisir-metz.org/des-banques-trop-curieuses.php

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    1. Paix amour et incendie, quoi! ;))
      Merci pour le lien très intéressant et mis de côté, ça pourra toujours ressortir le moment venu.

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  3. Tu devrais lui envoyer la première version ! En temps de crise les banques et les banquiers se croient tout puissants!

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    1. Disons que j'ai joué la carte de la prudence et méfiance, mieux vaut une petite réponse donnée volontairement, qu'un grand silence qui pourrait conduire à des demandes encore plus désagréables....

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  4. C'est dingue, ça ! C'est le monde à l'envers...

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    1. Hélas "dura lex sed lex" (ça fait un moment que j'ai envie de la caser celle-ci!)
      Comme d'habitude, on nous prend à priori pour des voleurs et des malfaiteurs, à nous de devoir prouver que non pas du tout.

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