jeudi 19 décembre 2013

Les trucs qu'on n'a pas envie de connaître!

Souvent on entend cette expression -que je suis la première à employer- "mieux vaut tard que jamais"....

Puis, il y a des fois, où, hum, mieux vaudrait jamais que jamais, quoi!
Quand par exemple, il s'agit de tester les urgences de l'hôpital, pour soi-même!

Le fait est que toute mère de famille, dotée de progéniture plus ou moins casse-cou, a déjà mis les pieds aux urgences -ah encore vous!- ben oui avec 4 garçons remuants, et jouant au rugby,  forcément il y a eu"de la casse".
(rassurez-vous, ils sont tous recollés et en parfait état de fonctionnement maintenant)

Mais par moi-même, non , je n'avais jamais eu droit au traitement "urgence",et le fait que ce soit un hôpital tout neuf tout neuf ne change rien à l'affaire!

Au départ, un accident  de la vie quotidienne, une rencontre brutale et inopinée avec un (gros) bout de verre qui dépassait d'un contenant (où il n'avait rien à faire et qui était en attente d'emballage pour poubelle justement)
et une magnifique balafre dans le gras du mollet, qui s'est mis à saigner violemment, evidemment; le temps de réaliser ce qui m'arrivait, ma chaussure était remplie de sang bien rouge (floc floc).

Mari Chéri, attrape une serviette emballe le tout et décide de m'emmener aux urgences.
Oui mais non, pour moi ce n'était qu'une coupure, "m'enfin c'est rien du tout, ça saigne plus (3 serviettes éponges enroulées autour du mollet quand même) et d'ailleurs j'ai pas mal (vrai) je vais mettre un scotch et ça ira bien comme ça"
(je suis une warrior dans l'âme en fait)

La vérité est que j'ai une telle peur de l'hôpital, que tout plutôt que d'y aller!
(j'ai déjà fait des attaques de paniques, alors merci hein)

Le pauvre mari qui fréquente ce genre de blessures assez souvent avec les jeunes du rugby, mesurait  la gravité de la plaie et ne voyait pas trop comment me décider à aller aux urgences......Il en était catastrophé le pauvre, et moi je m'obstinais, le pied fermement posé sur la table "non pas question je reste ici etc etc...."
(bah oui comprenez moi quoi!)

Finalement, à force de persuasion, j'ai fini par céder, la peur au ventre....
Coup de chance on avait bien choisi notre jour et notre heure, pas d'attente aux urgences.
Le cirque a recommencé dès qu'il a été question de recoudre,  "quoi mais pas question vous me mettez des strips et ça ira comme ça!"
Non non non, ça "n'allait" pas du tout, et la médecin interne -charmante - qui s'est occupée de moi,  a bel et bien suturé la plaie, assistée d'un tout jeune interne à qui elle a montré comment s'y prendre (chouette et en plus je fais cobaye)
Bilan?
7 points!
(ah oui belle estafilade!)

L'amusant de l'histoire, c'est que, une fois calmée et rassurée (en gros une fois que la piqure d'anesthésie a fait effet), je me suis intéressé à la "couture" et j'ai voulu voir comment ils s'y prenaient, sous le regard stupéfait de Marichéri (oui il était là, pas question  qu'il ne me tienne pas la main, nanmého!)

Ils ont pris leur temps et fait une couture parfaite, bien rectiligne, sans rien qui déborde, et en principe une fois que ce sera guéri, on ne devrait pas voir grand chose.
Pour le moment j'ai un magnifique placard de pansement sur la  jambe je vous épargne la photo sans intérêt.

Mais, boudiou quelle aventure, dont on se serait bien passés!






6 commentaires:

  1. 7 points, tu ne t'es pas ratée... dit une expérimentée en points de suture à faire faire et à recevoir.
    Sauf qu'avec mes 6 remuants je n'ai mis les pieds aux urgences qu'une seule fois. Les autres fois, j'ai téléphoné à mari-chéri "peux-tu ramener le matériel, il y aura une suture à faire lorsque tu rentreras". Depuis, il a investi dans le matériel. C'était rentable...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le bon "investissement" c'est d'avoir le mari-médecin à domicile, héhé! ;)
      Il faut tout de même une certaine dose de flegmatisme ou d'expérience, pour arriver à cette , hum, décontraction!
      Je connais des mamans qui emmènent systématiquement les enfants aux urgences pour un petit bobo

      Supprimer
  2. Quel point? croix? Point de blé?... Et quelle couleur pour le fil?...
    Plus sérieusement, ça doit être une belle balafre que tu as fait... Bon courage!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ca ressemblerait à un point de poste plutôt, mais le protocole pour "coudre" est beaucoup plus compliqué vu qu'il n'est pas question d'y aller avec les doigts, tout s'exécute à l'aide de pinces et de ciseaux, pas très pratique pour des gens pas très habitués à manipuler fil et aiguille;) Quant à l'aiguille, on dirait un hameçon (beurkkk!)

      Supprimer
  3. j'ai lu plus haut que tu n'es pas satisfaite (voire inquiète?) de la cicatrisation. Etant moi-même passé par là avec mon genou et ses 32 agrafes, j'ai constaté que l'homéoplasmine aide énormément, et une fois qu'il n'y a plus de sang, de l'huile végétale. j'ai choisi celle de rose musquée, qui fait également des merveilles sur l'eczéma, mais la basique huile d'olive est parfaite également. Tu crois que c'est infecté?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci du conseil que je garde en mémoire. Oui c'était infecté un peu,
      ça s'est finalement résorbé avec de la betadine et de la patience... 32agrafes? Puréee, tu ne t'es pas loupée, ma pauvre! (je suis p'tite joueuse moi avec mes 7 malheureux points!)

      Supprimer