lundi 7 avril 2014

Guerre de trachée

"Bronchite" a décrété la Faculté, "tu es bonne pour une cure d'antibio"
 (la Faculté et moi nous connaissons depuis que nos marmots ont débuté en mini-poussin au club de rugby, marmots qui sont maintenant de jeunes papas tout frais; bon ça ne nous rajeunit pas, hein)

Pendant ce temps, le général fièvre qui s'amuse bien, lui, continue à faire résonner son grand tam-tam de guerre à travers tout mon crâne. Ca sonne, ça cogne, merveilleux....

Le général bronchite a déjà dépêché ses avant-garde en loucedé investir le fond des bronches, ça y est je commence à tousser (un peu).
 On envoie donc à la charge antalgique en série, mais Ernest l'estomac, (vexé sans doute d'être tenu à l'écart du champ de bataille) entend se manifester; le paracétamol, non ça ne lui plait pas, du tout, du tout.
Le voilà qui se tortille, se contorsionne, fait bonds et cabrioles et termine par une série de crampes à double détente (vous savez celles qui remontent tout le long du tuyau et qui durent et qui durent....)
Fort logiquement (et fort bêtement?) j'arrête le médicament. Fort logiquement, le général fièvre revient à l'assaut, investissant cette fois tout mon dos qu'il transforme en terrain d'entraînement pour sabrolaser (pfff on appelle ça "courbatures", vu de l'extérieur) et pire, en m'empêchant de dormir... ah, qui dira le sinistre des heures de la nuit qui défilent, minute par minute....

Heureusement, la solution arrive sous forme de comprimé effervescent,  on en profite pour expédier avec, les antibio en mission clandé bien enrobés dans une cueiller de miel pour échapper à la vigilance d'Ernest la chochotte (si on lui dit "antibio", il va encore crier qu'on veut lui trouer la peau!)

Mais le général bronchite est d'une autre trempe, de celle qui résiste et ne lâche pas comme ça! A peine la fièvre a-t'elle cédé le terrain, qu'il investit toute la place, prend ma voix en otage (et soudain le mardi soir: couic, plus de son!) et s'installe dans mes bronches avec le ban et l'arrière-ban de toute son armée, prenant toutes ses aises....

Erreur, il a négligé sa défense arrière, et voilà le général fièvre qui revient jouer à l'attaque-éclair (j'y suis, j'y suis pas)

Ah je vous prie de croire qu'ils ont bien rigolé ces deux là, durant la semaine......

Ce n'est que vendredi que les deux pas-compères ont fini par décrocher , l'un en toute discrétion, pfuit, envolé, et l'autre en traînant les pieds et laissant derrière lui plein de cochonneries....(kof kof kof, oui je tousse encore!)

Il me faudra encore quelques jours pour récupérer (dodo quoi),  mais j'ai bien du mal à me débarasser de cette vilaine toux qui se transforme quelquefois en crises, quand soudainement le fond de la gorge se met à "gratter" de façon irrepressible.


Et pas question de téléphoner aux copines pour me faire prendre en pitié, car le fait de parler longtemps déclenche de nouvelles quintes de toux, pas agréable, ni pour elles, ni pour moi!
(oh je suis à plaindre, mais si mais si!)


Filo







8 commentaires:

  1. Si je puis me permettre chère Filo, la métaphore est bien filée, tu devrais être plus souvent bronchiteuse (?), je plaisante ! rétablis toi vite !!!!

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    1. Mouarf!!!Non sans façon merci. Mais on aura bien rigolé quand même avec c'te histoire

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  2. Pauv' Filo, j'ai mal à la gorge rien qu'en te lisant...Rétablis-toi bien vite ! Bises

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    1. Merci, ça va mieux maintenant, allons je ne suis pas si "à plaindre" que ça malgré tout!

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  3. Quelle plume! la bronchite te va bien.... Littérairement parlant, bien sûr. Prends soin de toi et repose-toi.

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    1. N'est-ce pas! Il faut dire que tout ce temps passé à me morfondre dans mon lit, j'ai tenté de le rentabiliser un peu! ;)

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  4. Heureusement, il te reste le blog pour communiquer !

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    1. En effet et heureusement! Sans quoi je me sentirais vraiment "abandonnée comme une pauvre malheureuse" (à déclamer avé l'assent, sinon ça marche pas!)

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