mardi 17 juin 2014

HAMBOURG Y ALLER ET EN REVENIR



Tout un programme !

Le départ
Certes, ce n’est pas la porte à côté, surtout en partant du Sud de la France. Mais ce n’est pas l’Australie (24 heures d’avion) ou la Sibérie transsibérienne (24 heures de train).
Air-France avait eu la bonne idée d’un vol direct Marseille/Hambourg, à prix promo : 50 euros l’aller. Pile ce qu’on attendait pour aller visiter fiston. Mais c’était 2 ans plus tôt.
Hélas, terminés les  vols directs,  il faut au minimum passer par Paris. (soupir)

Je suis donc partie seule, mais en contrepartie, j’ai choisi d’embarquer à Hyères plutôt qu’à Marseille ; plus cher mais plus simple (et moins de risque d’être en retard, je connais mon chéri).

Premier souci : il me faut obligatoirement changer d’aéroport ; j’atterris à Orly et repars de Charles-de-Gaulle. (Dans le cas de Marseille, on peut arriver à trouver des correspondances dans le même aéroport. Ce qui ne simplifie pas entièrement la chose d’ailleurs, vu l’immensité qu’est CDG)

J’ai par prudence et économie,  supprimé le bagage en soute et suis partie avec un « bagage-cabine » plein à craquer ; outre les vêtements (et ayant eu le souvenir d’avoir froid à Hambourg en juin, j’ai pris des pulls d’hiver oui oui oui) on m’avait demandé d’amener de la layette pour Lilou.
En revanche, agacée d’avance par l’idée de déballer ma trousse de toilette sur le tapis roulant, j’ai décidé que j’achèterai le nécessaire sur place et je n’ai pris que  brosse à cheveux et brosse à dents.

Donc, j’ai essayé de simplifier et optimiser au maximum de façon à n’avoir aucun problème à l’embarquement tout en ayant de quoi passer une semaine sous des climats variés.
Mouais.

Ca a commencé  dès les formalités à Hyères, pourtant réputé « aéroport tranquille » avec ma trousse à broder, déjà délestée de ses ciseaux. (mais quelle idée aussi de partir avec sa broderie, hein ?) L’agent voulait vérifier mes aiguilles ; (en fait il pensait aux aiguilles à tricoter), déballe remballe  , mais OK pour l’embarquement.
Je passe moi-même sous le portique sans que ça sonne, cela augure bien du voyage….
A Paris, une fois débarquée, il faut encore batailler pour s’extraire de l’aéroport, dénicher la bonne navette et prier le ciel que ça roule….ça a roulé, nous sommes arrivés sans soucis  une heure après.

Retour des formalités d’embarquement…. Je  re-déballe mon sac à main, appareil photo, téléphone, foulard, manteau, écharpe, ça roule passe sur le tapis roulant pendant que je passe sous le portique sans que ça sonne, c’est parfait.
Eh non, mon bagage est mis de côté ! Allons bon c’est quoi encore ? l’agent chargée de vérifier me demande de l’ouvrir ….et commence à fouiller. Je pense à la trousse à broder, non ce n’est pas ça. C’est très agaçant, car la dame doit fouiller elle-même et je n’ai pas le droit de toucher, et je vois avec  terreur qu’elle va démolir tout mon soigneux assemblage-empilage pour trouver  chépaquoi –je SAIS ce que j’ai mis dans mon sac tout de même !-. Finalement, il s’avère qu’il s’agit d’un livre acheté dans l’aéroport même, et dont la bande argent est réfléchissante….. Au final j’ai un doute, je vous dirais pourquoi plus bas.

Bref, elle me libère, je remballe comme je peux, ouf c’en est fini des « formalités d’embarquement » pour aujourd’hui.

Me restera, une fois arrivée à Hambourg, à pester pour trouver la sortie pas ou mal indiquée, tout au bout du bout du couloir après touuuuuuus les tapis roulants à valises.  Et à oser dégainer quelques mots d’anglais bancal pour demander de l’aide à une hôtesse qui passait par là et qui ne parle pas français du tout.

Le retour.

De bon matin, je repars par le métro hambourgeois, ça c’est tout simple, fiston habite à un bout de la ligne, l’aéroport est à l’autre bout,  sauf que : 3 waggons pour PoppenBütel, et 3 waggons pour l’aéroport.
S’agit pas de se tromper,  et je ne comprends ni ne lis l’allemand.  Au hasard, je monte dans l’avant-dernier waggon, tout en envoyant un texto affolé à ma belle-fille « c’est quoi les waggons pour l’aéroport ? Les premiers ou les derniers ? Suis montée à la fin » « Changez pas c’est bon » « Ouuuuuuuf »
Typiquement le genre de détail alakon qui fait bien rigoler quand on le raconte, mais qui  inquiète quand on est dedans !

Et revoilà les formalités d’embarquement ! Et stress supplémentaire, mon enregistrement est fait à partir du téléphone grâce à fiston, adepte des nouvelles technologies : « tu vas voir maman, suffit de télécharger l’appli et hop c’est fait, je peux même te changer ta place si tu veux (oui je veux être au hublot) ah non plus possible, toutes les places sont prises, une vraie bétaillère ! » …… (humm merveilleux !) « bon alors tu as ton code ici, suffit de l’ouvrir-vas-y clique !- et hop tu le passe devant le scan. Et pas besoin de papier ni rien. »

Et si je retrouve pas l’appli ? –meuh non regarde je te l’ai installée là. Et si je fais tomber mon téléphone ? M’enfin maman t’as pas 2 mains gauches quand même ! Et si, terreur suprême, je me fais voler mon téléphone ? Meuh non yapas de raison de t’inquiéter !( stressée, moi ?)

On recommence, le bagage sur le tapis roulant, et le sac à main-téléphone-foulard-appareil photo dans le bac. Tout en surveillant d’un œil aigu mes petites affaires qui roulent vers les rayons X –je ne suis pas tranquille du tout de laisser voguer mon téléphone hors de ma vue, - je passe sous le portique, et vlan, ça sonne ! oh misère ….

Je dois reconnaitre que les allemands sont rudement mieux équipés et organisés que les français pour les formalités.  Tout se fait rapidement, et relativement synchro, ce qui fait que les affaires ne restent pas sans contrôle (trop) longtemps. Elles sont surveillées, m’assurera l’agent chargée de me fouiller ; nécessité fait loi: j’ai tellement la trouille de me faire faucher mon précieux téléphone et mon  non moins précieux appareil photo, que je n’hésite pas à poser la question dans un anglais approximatif et avec un accent so french....et j'ai même à peu près saisi la réponse, j'étais assez fière de moi, je sois dire.

 La « fouille » (mais quelle scie ce truc) se fait dans  des demi-cabines, et la préposée est munie d’un appareil (électronique je présume) qu’elle promène sur tout le corps, bras écartés, côté pile puis côté face, jusqu’aux chaussures…..L’opération dure 1 ou 2 minutes pas plus.
Je récupère donc tout mon fourbi, et me voilà parée à embarquer. (et mon téléphone ?  non il n’a rien oui il est entier, non on n’y a pas touché, ouf).

A l’arrivée à CDG, c’est le même rodéo dans l’autre sens : trouver la sortie, trouver la navette, et prier le ciel qu’on ne se mette pas trop en retard (j’ai déjà une demi-heure de retard dans les dents, l’avion ayant décollé un gros quart d’heure plus tard que prévu)
Et cette fois, pas de chance Hortense, la navette mettra 1 heure et demie pour rejoindre Orly, et j’arrive donc à peine une heure avant l’embarquement, juste le temps de trouver les toilettes, et me rafraichir un brin, quant au déjeuner, on oublie, hein. 

Et on refait un tour de manège formalités d’embarquement……On redéballe (y en a marre…) sac à main-téléphone-foulard-appareil photo dans le bac. Et le bagage.
Et je passe le portique, ah non il y a 2 personnes devant moi. Puis mon tour . Et –bien entendu, ça sonne (j’avais le vain espoir qu’entre les 2 aéroports, miraculeusement, le truc-qui-sonne se serait volatilisé ou tout au moins aurait perdu sa sensibilité, ah ah ha, faut-il être naïve tout de même)
-enlevez vos chaussures madame
-quoi (mais beurk pieds nus par terre ?)
-si, mettez –les sur le tapis…
Et comme c’est le côté français au bout de 2 minutes, c’est la pagaille…..
Dans l’idéal, l’agent qui m’aurait refoulé, aurait vérifié que mes chaussures passaient bien sur le tapis et m’aurait fait repasser le portique  dans la foulée pour constater si ça sonne ou pas.

Dans la réalité, nous sommes 7 ou8 personnes à devoir refaire un tour,  agglutinées autour du portique, plus les nouvelles qui se présentent en continu, et comble de malchance l’agent féminin chargée de fouiller les dames est seule, alors qu’elles devraient être au moins 2…..

Donc les hommes passent et les dames attendent en râlant… Et pendant ce  temps-là, nos affaires, sac à main bagage et compagnie, qui ont passé victorieusement l’étape des rayons X,  attendent en s’empilant  de l’autre côté, sans surveillance…..(Combien je me félicité d’avoir un sac rouge !)
C’est surtout cette inquiétude qui me fait rouspéter. Et je ne suis pas la seule. C’était pourtant simple de faire passer les gens au fur et à mesure, et de faire une file d’attente avant le portique, non ?
Finalement,  arrive mon tour de repasser sous le portique, et oui ça sonne encore, allez « passez ici madame écartez les bras- –alors que mon sac git toujours sur le tapis roulant avec mes chaussures, mélangées à celles d’autres dames,  une merveille de désorganisation…..
Pas de cabine, ni d’outil électronique pour les agents français,  juste leurs mains gantées. « C’est la barrette madame », me déclare-t’elle, mais elle ne souhaite pas que je l’ôte. Cette barrette était dans le sac, je suppose que c’est cela qui a obligé les agents allemands à une visite de contrôle au voyage aller. …..

Me voilà enfin libérée des tracasseries d’embarquement ! Ouf, mais j’avoue avoir mal supporté ce gros coup de stress  d’avoir été obligée d’abandonner mon sac pendant plusieurs minutes (1/4 d’heure ? 20 mn ?) et je note, il faut bien le dire, une certaine désinvolture de la part des agents chargés de toutes ces formalités.  Pour moi c’est inadmissible de voir mes affaires traîner sur un tapis roulant, sans aucun personnel de service préposé à la surveillance, à la merci du premier voleur venu.
Ajoutons encore le côté totalement désorganisé et houleux  des passages sous le portique,  et on tient là de quoi s’offrir un gros coup de colère.
Tout ça méritait bien un billet non ? (ensuite on parlera du séjour hambourgeois, chose bôcoup plus sympathique)

Filo












11 commentaires:

  1. C'est la raison pour laquelle je préfère finalement avoir un bagage en soute. On passe plus facilement avec un micro-sac-à-main et un livre à la main !

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    1. Oui, je crois que la prochaine fois, je tenterais cette solution, c'est tout de même moins problématique (mais plus coûteux aussi)

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  2. oh pourquoi mon commentaire n'a-t-il pas paru??
    je te disais donc que lors d'un voyage en Australie, 24h d'avion comme tu dis, 8h de décalage, 20° de moins, c'est à Paris que j'ai rencontré le plus de problèmes! heureusement l'hôtesse fut conciliante, mais la crise de nerfs n'était pas loin.

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    1. Oh comme je te comprends! En fait les voyages c'est fatigant ET stressant. Mais c'est tout de même chouette de pouvoir visiter d'autres lieux. (L'AUSTRALIE hihihihi quelle chance!)

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  3. et pendant qu'on t'enquiquine avec ta barrette ou ta baleine de soutif, un terroriste passe haut la main avec son arsenal ... tranquilou quoi !

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    1. Voilà, exactement!
      Rien à voir , mais ça me fait super plaisir de te revoir! J'espère que tes petits malades sont guéris.

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  4. Le vol direct Hambourg/Marseille, ça a duré 6 mois et puis s'en va...

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    1. Voilà, exactement! Mais c'est bien dommage tout de même

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  6. Ce sont les 3 premiers wagons qui vont à l'aéroport, pas les 3 derniers

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    1. Ah ah, ça sent sa fréquentation dudit métro, ça!
      En effet -parlons local: je suis partie de Sülldorf, donc en waggons de queue. Mais en arrivant à Blankenese, le métro repart dans l'autre sens, et donc les waggons se retrouvent dans l'autre sens, aéroport en tête. Ou comment flanquer la trouille à la voyageuse tête en l'air! ;))

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