jeudi 5 février 2015

Les abandonnés de la garrigue


J'habite dans un "désert de garrigue" ( de moins en moins désert d'ailleurs!)
Là où se construisent maintenant de flambantes villas neuves, se trouvaient autrefois tout un environnement rural et  agricole.
On a cultivé la vigne sur les versants du Mont Caume jusqu'en 1975.
J’ai le souvenir d'avoir vu des bâtiments et du matériel de vinif' dans un grand hangar aux portes ouvertes laissés à l'abandon.....
Les pieds de vigne existaient encore mais n'étaient déjà plus entretenus.
En 2015, qu'en reste-t'il?
Pour les bâtiments, hélas, je ne sais. Tout à été acheté et revendu plusieurs fois, morcelé, modifié, et bien clôturé, il n'est plus question de s'aventurer en dehors du sentier.

Pour les vignes......
C'était là mon but,  retrouver (tenter, plutôt) des vieux pieds de vigne.
En dehors des parcelles bâties,  "la nature a repris ses droits". Comprenez que la végétation naturelle (épineux et autres envahisseurs) a repris toute la place.
 Puis s'est expandue....

J'ai le souvenir d'être passée à côté de ces anciens champs de vigne plusieurs fois au cours de mes balades.
A une époque(lointaine?) on trouvait encore de quoi grapiller quelques grains de raisins maigres et secs, sur des ceps qui commençaient lentement à être entourés de près par une végétation folle par encore envahissante.

Il y a un grand moment que je ne suis plus retournée de ce côté, alors , un beau jour ensoleillé, je me suis décidée.


Petit sentier bucolique,
 escalier rêveur qui ne mène nulle part....

et me voilà arrivée à destination:
Le cabanon  en entier(?)
et le champ:


Où ça? là, devant vous!














Comme on peut voir, ce sont les genêts qui ont pris toute la place, taille entre 1m50 et 2mètres.
(l'Amazonie, ça commence ici!)
Donc, autrefois... (dans une autre vie? un autre monde? un autre temps en tout cas) vivait ici un champ de vigne, adossé à une restanque, chauffé au soleil, et à l'abri du vent, sur un morceau de terrain plat -ce qui est un luxe et un exploit dans ce pays tout en montée et descentes.

Et les vignes, alors?
J'ai  bataillé longtemps; difficulté supplémentaire, en hiver il ne reste pas de végétation sur la vigne, alors pour la différencier d'un vulgaire bois sec, il faut avoir un bon coup d'oeil.
N'ayant pas pris de machette avec moi, pas question de tailler à travers les taillis, il m'a fallu me faufiler entre les griffes des branches descendantes et  la broussaille montante.

(Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour les lecteurs de son blog, j'vous jure!)

J'ai cherché longtemps, et pensé qu'elles avaient du complètement disparaître , étouffées par toute cette végétation. Pourtant, la vigne, c'est tenace!

Et puis, là! J'ai retrouvé un reste de cep . En bien piteux état, hélas:


 Oui, ce bout de bois tout bancroche et tordu, c'est ça, un vieux cep de vigne. (mais alors vous dire  quelle variété, là vous m'en demandez un peu trop, hein)



j'ai pris mes photos, me suis un peu dépêchée parce que le jour finissait, et suis rentrée, un peu triste de voir ces vignes finir à l'abandon ainsi.

Avant de repartir, admirez la vue qu'on a de là-haut:



Filo

3 commentaires:

  1. Tu habites vraiment dans un très beau coin de France !

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    1. Oui mais je crois que beaucoup de région sont magnifiques, il faut juste prendre le temps de les admirer!

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  2. bon sang comme c'est beau !
    Chez moi aussi il y a des pieds de vigne, si un jour tu veux en voir sans les chercher ... je te recevrai avec plaisir dans ma campagne ...

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