mercredi 4 mars 2015

Histoire de casse-croûte

Me revoilà de nouveau dans mes pénates (pas pour longtemps, je dois encore bouger tout ce mois-ci).

Que dire du salon de Pexiora?  Que j'ai retrouvé avec un immense plaisir mon amie et la complicité qui nous lie pendant ces quelques jours intenses de salon.
Que ce fut un salon à taille humaine, ce qui est fort agréable, aussi bien pour les exposants que pour les visiteurs.
Que j'ai encore une fois négligé d'embarquer mon appareil photo, et que je suis fort dépourvue au moment d'illustrer ce billet.

Qu'à défaut de parler de broderie ou de patch,  je m'en vais causer de ce qui fait la renommée de la région, j'ai nommé:
LE CASSOULET.

Il est de tradition dans ce salon, que le samedi soir, les organisateurs proposent aux exposants un dîner "couleur locale" savoir,  un cassoulet.
C'est frais, c'est digeste, c'est diététique........

On nous avait par conséquent bien expliqué que rien à voir avec le machin en conserve (bah, voilà qui n'est pas difficile à accorder) qu'il était nécessaire d'y employer un plat spécial exclusif dénommé "cassole" (d'où le nom de cassoulet, je suppose), qu'il fallait telles sortes de viandes et de charcuterie, sinon, c'est la sentence "c'est pas un vrai cassoulet!". (Ah,  le dogmatisme culinaire!)

J'ai déjà parlé il me semble, de cette fâcheuse manie de décréter qu'il n'y a qu'une seule vraie façon de  cuisiner telle ou telle recette régionale, et que si-c'est-pas-fait-comme-chez-nous-c'est-pas-l'autenthique.

Lorsque le plat fumant  est arrivé sur la table, mon amie et moi avons admiré comme il se doit la croûte dorée et  appétissante, et avons découvert avec surprise que la cassole, que je supposais être un plat creux en terre, genre caquelon,  était en fait  ce qu'en Provence,  nous connaissons et utilisons sous le nom de "tian",  c'est-à-dire un contenant  en poterie, de grandes dimensions qui sert  notamment à faire le gratin de légumes du même nom,  mais qui sert  aussi pour la vaisselle, stocker l'eau ou autre chose, bref, le truc à tout, un tian quoi. (même ouiki le connait, c'est  dire! Pour des explications plus claires, allez voir chez Manou)

Bon. Nous nous sommes lancées dans la dégustation du cassoulet.
le cassoulet authentique!
(l'image vient du net, je n'ai pas plus de photo de cassoulet que de photo des jolis patchs exposés)

Pour ma part,  j'ai réussi à esquiver la saucisse, fort grasse, mais impossible de  faire l'impasse sur les morceaux de porc . IL faut dire que, vu la longue cuisson, tout part en petits bouts,qu'il est bien difficile de trier viande/haricots,  et quasi impossible de reconnaitre à l’œil la différence entre les morceaux carnés.

Mon verdict est mitigé; à la différence de ceux qui se damneraient pour un (vrai) cassoulet, j'ai aimé, mais sans plus.
Certes, le plat était bien cuit, les haricots fondants et juteux (enfin plutôt onctueux,) mais au final, plutôt fade au goût. Pas d'ail (et avec une logique toute personnelle, je le regrette alors que je déteste l'ail), pas de tomate, pour une petite touche légèrement acidulée qui contrebalancerait le gras du plat.(et parce que la tomate, c'est la cuisine quoi)

Quoiqu'on prétende, ça reste un plat très campagnard, de ceux qu'on prépare  le matin avant de partir aux champs,  et dont on "laisse les choses s'arranger comme elles le peuvent" sur le coin du feu. (expression tirée d'un vieux livre de cuisine de mon père, que j'ai trouvée absolument délicieuse)

Il faut avouer aussi, que les deux soirs précédents, nous avions pris nos repas chez un tout petit restaurant chinois/thaïlandais/Vietnamien (j'ai rien oublié?) qui nous avait servi des plats très parfumés, relevés et goûteux,  avec des ingrédients tels que coriandre, citronnelle, gingembre et curry. La différence est forcément flagrante!

Mais la soirée fut fort gaie et animée, il n'est pas resté de cassoulet, preuve qu'il fut apprécié!

Filo










 
















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