lundi 8 juin 2015

Végé quoi?

Ce qui ne paraissait qu'une lubie de hippy des années 70 (bah on a les références de son âge, hein), est en passe de devenir plus qu'un phénomène, une mode de vie.
Le végétarisme
En réaction au matraquage alimentaire industriel, je suppose.

Si avant, on ne connaissait que celui( ou celle en général)-qui-ne-mange-pas-de-viande, cette simplification a bien évolué, et maintenant on compte au moins 3 catégories principales:

-Végétarien
-Végétalien
-Végan

Alors végétarien, c'est facile,  c'est sans viande. Et le poisson ça compte ou pas? Il semblerait que maintenant, le poisson aussi soit banni.
Si vous ne mangez pas de viande en principe, mais que vous acceptez de manger ce que l'on vous sert (viande/poisson), quand vous êtes invité, alors vous êtes "flexitarien". Ah bon.

Végétalien, ça devient plus compliqué: ni viande ni poisson ni oeufs ni produits issus des animaux; donc ni lait , ni beurre, ni crème, ni fromage (ni FROMAGE!) . Pas de miel non plus.
(ça commence à tourner au régime sévère ce truc!)

Végan, c'est tout ça, et en plus, c'est également refuser de porter/se servir/utiliser tout ce qui a trait aux animaux, exit également les chaussures en cuir, les pulls en laine etc....
J'admire j'admire....

Ne vous méprenez pas sur mon ton un tantinet moqueur: Merci Internet, pour qui s'intéresse ne serait-ce qu'un tout petit peu à la question, on a beaucoup de réponses et de pistes de réflexion variées et INTELLIGENTES, et très cohérentes.



Moi, je suis une végétarienne qui s'ignore: je ne mange plus de viande depuis des années, tout simplement parce que je n'aime pas ça, et je ne la digère plus. A la grande surprise de mon mari qui ne me voit pas dépérir, au contraire.
En revanche, curieux paradoxe,  je me régale à mitonner des blanquettes ou des daubes à l'ancienne, hum miam.

Les choses en seraient  bêtement restées là,  mais il se trouve qu'une de nos petites-filles présente des symptômes d'intolérance au lactose et gluten.
ALors il m'a fallu revoir ma cuisine de fond en comble.
D'où recherche de recettes différentes sur internet. Et forcément, j'ai découvert d'autres choses,  des trucs sympas  comme des aliments "bizarres" à l'air tout à fait appétissant, mais aussi une autre façon d'envisager la cuisine et les recettes.

Ce qui m'amène à des réflexions .
Je fais partie de la génération "charnière": mes parents ont connu la guerre et ses privations. Pour eux, un repas, c'est à la fois quelque chose de traditionnel dans sa formulation (entrée, plat de viande+légumes, fromage, fruits) et dans sa globalité: "on ne joue pas avec la nourriture", "on ne gaspille pas",  "on mange ce qu'on a dans l'assiette" -et bien content encore d'en avoir!-
Cette phrase mille et mille fois entendue, est le pendant des anecdotes qui ont bercé mon enfance, de l'oeuf gobé en cachette, de la ration de pain de 200 grammes qu'il a fallu rendre à la boulangère faute de sous pour le payer etc....(entre parenthèse, comment s'imaginer maintenant la situation des mamans qui au moment de nourrir leurs enfants n'avaient RIEN à mettre dans les casseroles? Vous vous imaginez, vous devant le frigo vide et le  marché vide et vos petits qui rentrent? )

C'est toute une éducation alimentaire totalement différente de celle de la génération actuelle (macdo es tu là?).
Génération qui mange tout à fait autrement, avec d'autres codes, d'autres goûts, et qui a toujours connu cette abondance de nourriture et ce marketing agressif.
Comme le découvre monsieur gendre "ah bon ya une saison pour les tomates?"
Génération qui a le choix entre "faire" et "acheter" son repas. 

La génération  entre-deux (la mienne donc), a connu le repas tradi, et vous savez, le mortel repas-du-dimanche, avec les-habits-du-dimanche,  et a découvert petit à petit en même temps que sa création, la bouffe indus.
Et en même temps d'ailleurs que les régimes et les aides au régime, les pilules anti graisse, le régime ananas et les repas en poudre, et j'en passe (peut-être bien qu'on a traumatisé nos enfants, non?)

Justement je trouve qu'il est très intéressant, enrichissant et fructueux  grâce aux végéta*iens de toute sorte,  de redécouvrir et s'approprier la nourriture, et de faire la part belle aux aliments oubliés de la nature,(ou plutôt aux dédaignés de l'industrie agroalim) qui font une cuisine plus variée et gouteuse.

Et au delà du simple aspect culinaire, accepter de porter un autre regard,sur toute la chaine alimentaire, et sur ce que les industriels nous vendent comme cochonneries, prétendument excellentes pour notre santé.
Car si autrefois le repas était le moyen de se tenir en vie, il est devenu tout autre chose; à la fois médicament ("bon pour la santé" combien de fois nous le sert -on, celui-là?) soi-disant écologique,(oui oui, le suremballage, on vous le serine, triez-le c'est bon pour la planète!) plaisir gustatif obligatoire (plus question de manger des aliment qu'on n'aime pas, quelle horreur!) et dieu sait quoi encore.


Je trouve tout à fait rafraichissante la manière d'envisager la cuisine bio et végé de la jeune génération, qui n'a pas nos  à-priori d'éducation sur ce qui se fait et se cuisine -et comment-, et qui ose se lancer dans des expérimentations un peu tout azimut et sans freins psychologiques.
Et qui mettent leur vie en accord avec leur façon de considérer la cuisine.

Voilà les liens qui m'ont permis de me faire une idée plus précise sur la cuisine végé
-les échos verts
-au vert avec lili
-les cuisines de garance
-cook and dome
-antigone XXI  qui justement dans son dernier billet explique "pourquoi  les veganes sont des gens (super) cool
(il y en a surement d'autres)

M'enfin de là à convertir le marichéri au  steak de tofu, il y a comme un fossé qu'on est pas prêt de franchir!

Filo



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