mercredi 4 novembre 2015

Gluten pas zen...

Voilà c'est officiel, nous sommes dans le moove moderne, chez nous, il y a de l'intolérance au gluten......
Mademoiselle petite-Fille n°2  a la plomberie raciste (ou délicate) et ne supporte pas le gluten, ni même le lactose.
(3 ans! C'est un âge, ça, pour choper des trucs pareils? pauvre petitoune)

Une fois mise en place les instructions, me voilà bien interdite et embêtée.

Oh, vous allez dire, maintenant, c'est faciiiiiiiiiiile, avec internet blabla.
Oui d'accord.
J'ai des tas de marktapge, des tonnes de liens, des waggons de recettes (toutes plus bizarres les unes que les autres)

Oui mais j'ai pas l'éducation qui va avec.
Et tous mes repères et habitudes se trouvent chamboulés, mes envies bridées et mes impulsions arrêtées avec fermeté.
Moi qui suis (gourmande) mamie-gâteau dans l’âme, j'ai un mal fou à m'adapter.

D'abord il a fallu mesurer exactement l'étendue du désastre (parce que c'en est un) pas de farine de blé c'est entendu, et pas de beurre. Ni de lait. Ni de crème. Ni de fromage (pas de fromage?  Ohlala!)
Ni de levure chimique. Ni de plat préparé, ni de pâtes, ni....
La liste des interdictions s'allongeait tellement, qu'on est vite arrivé à "mais qu'est-ce qu'elle peut manger, enfin?"
-des patates.-sans beurre. (donc exit gratin dauphinois et gratin varié)

AU début, on était tellement déboussolés qu'on se demandait même si elle pouvait manger de la viande (ben oui) .
Curieux de noter que tout interdit se ramène directement à ce qui semble le plus marquant dans notre alimentation= la barbaque.

Donc protéine+ légumes et fruits, voilà à peu près les 2/3, voire les 3/4 d'une alimentation standard assurée, non?
Donc logiquement, il ne devrait pas y avoir de gros problème pour cuisiner....
Et tout d'un coup, on se rend compte qu'en fait, non .
Pas de yaourt au dessert, ah zut. Et un fruit? non  (qui mange encore des fruits au dessert?)

J'avoue qu'il m'est très difficile de sortir de mes habitudes; depuis le temps que je cuisine,  j'ai des automatismes qui sont difficiles à éliminer.
Du coup, je me sens perdue, voire lésée, avant même de commencer à faire le repas : "ça va jamais être aussi bon, mais qu'est ce que c'est que cette crème soja, c'est pas un truc normal," ... etc...
a priori, quand tu nous tiens.

Rayon cuisine j'arrive malgré tout à m'adapter, je me suis résolue à acheter de la crème de soja et de la crème de riz, bon bon, voilà.

Mais rayon pâtisserie,  ça va pas du tout à mon goût.
La pâtisserie restant une discipline assez "technique", le remplacement des ingrédients ne signifie pas l'égalité du goût. Pour parler simple, une gâteau fait avec la farine "spécial gâteau sans gluten"+ huile, même avec du chocolat (noir) ne donne pas du tout le bon goût crémeux et moelleux du gâteau normal. Bah ouais.

Oui je vous vois venir les végétariens (pardon on dit végane, maintenant), comme le dit justement Antigone XXI, c'est au contraire une chance de pouvoir utiliser d'autres ingrédients.
Facile peut-être pour quelqu'un qui n'a pas de notion culinaire et qui démarre.

Mais pour moi, rien à faire, j'ai du mal.
Parce que la cuisine m'est quelque chose d'habituel, que souvent je cuisine avec mon expérience et que je sais à l'avance que tel produit va avec tel autre, alors que tel mélange ne fonctionnera pas.
Et je n'ai pas forcément envie de faire des expériences totalement ratées, parce que pardon, mais je tiens quand même à nourrir ma famille. Je n'ai pas les moyens ni l'envie, de me lancer dans des expériences free-style,  teste, on verra bien. Non, il me faut à la sortie au moins un résultat acceptable.




De plus, et là on aborde un chapitre fâcheux, tous ces produits différents sont assez coûteux.
Inutile de se voiler la face et d'argumenter, ça revient cher d'être intolérant, quand bien même on achète que des produits de base.
 Voilà c'est dit.

Même si j'ai découvert des choses succulentes, (ah la gourmande refait surface!) la crème d'amande par exemple, qui a fini par rejoindre mon placard de façon occasionnelle.


Voilà c'est mon ressenti et mon apprentissage, avec cette nouvelle donne familiale, qui me complique la vie, c'est sûr.
Face à toutes les personnes têêêêêêllement enthousiastes avec cette façon de se nourrir, face à tous ces gens si décidés et si pleins d'arguments pro-nature, anti-malbouffe,  je me  sens parfois perdue.
Quant à expliquer ou partager mes sentiments, je n'ai garde d'essayer, toutes ces personnes tellement convaincues des bienfaits de leur alimentation, ont bien du mal à comprendre et accepter qu'on ne voit pas les choses sous le même angle qu'eux....




Filo






3 commentaires:

  1. Comme je te rejoints ! Et comme je compatis !
    Je crois que pour tout régime très particulier, on commence par s'écrier : "mais qu'est-ce qu'il peut bien manger", et finalement, les habitudes entrent doucement. Bon courage !

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  2. Merci!
    Oui on va s'y faire c'est sûr, c'est surtout pénible pour la pauvre enfant, obligée d'amener sa gamelle à l'école, privée de gâteau d'anniversaire -et ça ne fait que commencer!-

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  3. ça devient courant ces intolérances, et du coup, on s'y habitue tous. J'espère qu'elle ira mieux avec ce régime!

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